Poitiers : une situation géographique qui crée des opportunités pour les cadres

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Territoires
Publié le mardi 08 août 2017
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Par Régis Delanoë

Poitiers est une ville majeure du territoire central entre Paris, Nantes et Bordeaux. Une situation géographique qui est un atout pour son économie, avec des besoins nombreux dans l’industrie et l’agroalimentaire, ainsi que dans les services et l’informatique depuis quelques années.

« Poitiers est une ville assez discrète mais qui jouit d’un certain dynamisme sur le marché de l’emploi, avec de belles opportunités de carrière à des postes cadres. Cette ville et son département, la Vienne, n’ont pas l’attractivité de certains autres territoires du grand Ouest, comme Bordeaux ou Nantes, mais leur activité économique se porte plutôt très bien », constate Olivier Gillet, manager de Randstad Search & Selection. Un point de vue partagé par Nicolas Carydis, régional manager chez Michael Page, qui évoque « un bassin industriel important composé des deux principales villes du département : Poitiers et Châtellerault. Elles sont indissociables. » Toutes deux ont l’avantage d’être situées dans l’axe Paris-Bordeaux, aussi bien par la voie routière avec l’A10 que par le train avec la LGV qui place désormais Poitiers à un peu plus d’une heure seulement des deux villes. « Elle doit en faire un atout pour continuer à se développer économiquement et attirer des cadres, estime Nicolas Buniowski, directeur régional d’Hays dans l’Ouest. C’est une ville qui souffre encore d’un déficit d’attractivité, notamment car elle se trouve dans les terres, mais sa qualité de vie est très bonne et les prix de l’immobilier attractifs. » Les derniers chiffres de l’Insee révèlent 176 850 emplois dans la Vienne, pour une population totale de 433 700 habitants et un taux de chômage de 8,4 % (plus d’un point de moins que sur l’ensemble de la région Nouvelle-Aquitaine).

 

Un territoire d’équipementiers industriels et automobiles

Dans le détail, l’activité économique de la région poitevine reste dominée par l’industrie des biens d’équipement et de l’automobile. « C’est historiquement lié aux grandes lois de décentralisation de l’après-guerre, avec des entreprises emblématiques comme Aigle ou Hutchinson, explique Nicolas Carydis. Aujourd’hui c’est resté comme une terre importante de l’industrie. » Sous-traitance automobile avec Autoliv IsoDelta (fabriquant de volants), Magneti Marelli et Fenwick-Linde (équipementiers), machinerie et équipements industriels et militaires avec Snecma, métallurgie avec Fonderie du Poitou, usinage aéronautique avec Mecafi, pièces détachées agricoles avec Kramp ou encore pièces détachées automobiles avec Dispro : les cas de belles entreprises de la région sont nombreux. Que recrutent-elles ? « Les besoins sont surtout importants dans l’ingénierie : chefs de projet, management de production… Avec des profils spécifiques recherchés dans l’électronique ou la logistique », répond Olivier Gillet.

 

Agroalimentaire : une capitale céréalière

Poitiers est également le chef-lieu d’un département, qui est l’un des greniers à grains de la France. Pas étonnant dès lors de retrouver sur ce territoire de belles sociétés d’agroalimentaire. « Il s’agit d’un modèle économique de coopératives, avec des besoins récurrents dans les métiers de la production, de la qualité, du pilotage de marché ainsi que pour des cadres commerciaux », éclaire Nicolas Carydis. L’un des fleurons en la matière est Centre Ouest Céréales (COC), au Nord de Poitiers. Dans un autre secteur de l’agroalimentaire, Bonilait Protéines emploie 170 personnes dans la transformation laitière. Dernier exemple : Liot, une société de transformation d’œufs basée à Pleumartin, à l’Est de Châtellerault.

 

Informatique et innovation : une technopole au Futuroscope

Poitiers cherche aussi à développer son économie dans l’informatique. Si la ville n’accueille pas d’incubateurs de type French Tech, la technopole du Futuroscope concentre néanmoins 225 entreprises et start-up, pour 7 000 salariés évoluant pour beaucoup dans l’innovation. « Il y a des besoins en développement, sécurité informatique et dans le traitement du big data », fait savoir Nicolas Buniowski. Pour les profils entrepreneurs, des opportunités existent également. Dernier exemple en date : la start-up Comm’un Panier créée en 2017 par deux anciens étudiants poitevins.

 

Des besoins permanents dans le tertiaire

Quid du tertiaire ? « Des postes y sont en permanence ouverts, avec une pénurie constatée notamment à celui d’expert-comptable », observe Nicolas Buniowski, tandis que Nicolas Carydis signale aussi « des besoins dans le contrôle de gestion industriel ». Les centres d’appels de la région sont également très dynamiques sur le front de l’emploi, comme en attestent les 100 postes à pourvoir annoncés en mai par Aquitel et les dizaines de places disponibles chez Armatis-LC (ex-Laser Contact), premier employeur du département avec ses 1 200 salariés travaillant au sein de la technopole du Futuroscope.

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